Femme de Feu (Ramrod) 1947 • Western Movies •

Femme de Feu (Ramrod) 1947


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Les critiques

La Diablesse.

Posté par lasso le 2/12/2010
MGM présente le film qu'a tourné André de Toth en noir et blanc avec une musique signée Adolph Deutsch. Quelques mouvements de la caméra sont intéressantes. Sinon on nous présente un scénario assez brouillé, surtout au début du film. Joel McCrea a un rôle à sa hauteur qu'il joue avec sagesse. Quand à Veronica Lake, on est plutôt décu, vu son rôle antipatique qu'elle avait à jouer. Elle est moins séductrice qu'elle laissait supposer. Elle joue, Connie, la fille d'un rancher qui aimerait qu'elle se marie à Frank Ivey un autre rancher de la vallée, très puissant. Mais il y a rivalité entre les deux. Elle engage Dave, Joel McCrea, en lui faisant des yeux, comme foreman pour contrecarrer Ivey. Le ranch qu'elle avait hérité brûle. Dave cherche à calmer le jeu. Connie pour prendre une revanche, séduit Bill, l'ami de Dave, lui demande d'organiser secrètement une stampede de son bétail, pour accuser Yvey. En voulant arrêter Ivey, le sheriff se fait descendre, Dave se met à sa recherche. Quand il apprend, que c'est Connie qui a incité la stampede et quand il apprend que Ivey a tué son ami Bill, il tue Ivey, avec les applaudissements de Connie, qui veut marier Dave, parce que maintenent la prairie est à eux. Dave est dégouté et rejoint son ancienne amie. On comprend qu'on n'a pas donné de rôles à Veronica Lake dans des westerns, après ce rôle ambigu, qu'elle n'a pas bien maîtrisé.

Mise-en-scène : 6/10
Acteurs : 5/10
Histoire / Scénario : 5/10
Réflexion sur la condition humaine : 3/10
Spectacle offert : 5/10
Note générale : 4.8 /10


Ramrod

Posté par Cole Armin
La femme de feu est le premier western d'André De Toth, le réalisateur qui allait diriger un cycle de films très intéressants avec Randolph Scott suivis de La Rivière de nos amours et La Chevauchée des bannis notamment.

Ce premier western est produit par Enterprise Productions, société de production indépendante éphémère créée par David L. Loew (l'un des fils du fondateur de la MGM). Cette même société produira avec Joel McCrea notamment. McCrea et la production voulait tourner plusieurs westerns jusqu'à ce que le déclin de la société de production en 1948 ne bouleverse leurs plans.
Les moyens accordés sont assez limités. De Toth n'était qu'au début de sa carrière avec seulement quelques séries B à son actif dont un film de la série des Lone Wolf.
Les westerns suivants de De Toth tournés avec Randolph Scott seront produits par la Columbia et la Warner pour la plupart, certes avec un budget de série B mais du Technicolor.

L'histoire à l'origine du film est signée Luke Short qui donnera matière à deux westerns avec Randolph Scott (Albuquerque et Ton heure a sonné) et également des productions plus connues comme Embuscade avec Robert Taylor).

Le scénario donne lieu à un personnage élaboré de femme fatale (de même que Jane Greer dans La Cité de la peur inspiré également d'une histoire de Luke Short). Hélas, le jeu de Veronica Lake est ininspiré et ne sert pas le personnage. Cette contreperformance explique sans doute que le film soit l'unique western de l'actrice (cette apparition étant sans doute attribuable au réalisateur qui était soin mari à la ville). Paradoxalement, même Arleen Wheelan est plus à l'aise dans un rôle secondaire typique. Joel McCrea regretta même par la suite le choix de Lake avait qui il avait tourné Les Voyages de Sullivan en 1941 dans lequel l'alchimie du duo était beaucoup plus forte. Le rôle aurait plus convenu à Barbara Stanwyck.
Joel McCrea remplit son contrat, dans le même type de rôle qui fera son succès dans les westerns Universal et Allied Artists des années 1950.
Les acteurs secondaires sont des habitués du genre avec Preston Foster, Donald Crisp, Lloyd Bridges ou encore Ray Teal.

Le scénario est clairement plus adulte que le western moyen des années 1940 avec un côté 'film noir' qui était plutôt précoce à ce moment avec des personnages réfléchis et des scènes un peu plus violentes que la moyenne.

La photographie de Russell Harlan (La Rivière Rouge) est très soignée avec de beaux extérieurs dans l'Utah. Les mouvements de caméra profitent à l'histoire (le plan d'ouverture du plus bel effet) et donne un sentiment de profondeur.

Au final un western soigné.







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